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Actualité, n° 1
Premier numéro pour une nouvelle page qui s'ouvre dans le site. Nous espérons vous surprendre avec ce feuillet qui se renouvellera chaque mois autour du 15.
Au programme, découvertes en Corse autour de la danse et de la musique traditionnelle, de la voix le plus souvent mais pas uniquement puisque nous ouvrirons aussi cette page à la vie associative de notre petite région, le Murianincu.
Page sera double, elle comportera également une présentation de groupes, associations, festivals, stages et plus, du continent, le champ est vaste et multiples les envies d'échanger autour de la danse traditionnelle.
actualité de l'association
atelier:
L'atelier hebdomadaire de l'association a lieu tous les mercredis de 21 h à 23 h à la CAF à Bastia.
Contact et accès sur la page nous_joindre , contenu du cours sur la page atelier
bal:
Le bal de rentrée se tiendra samedi 14 octobre à Santa Lucia di Moriani. L'édition suivante le samedi 4 novembre. Début du bal à 21 h. Déroulé de bal, contact et accès sur la page bal .
Les dates 2006/2007 sont consultables en ligne sur la page calendrier jusqu'à juin inclus.

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en Corse:
tour de l'île
des ateliers de quadrigliu
et autres danses traditionnelles
En ce mois de rentrée, partant du principe qu'on recherche le lieu d'activités le plus proche de la maison, nous avons répertorié les ateliers de Corse.
Haute Corse (2B)
Bastia: Atelier A Riesciuta, voir ci-dessus
Calenzana: L'atelier de l'association MusiCal a lieu les mardi à partir de 18 h 30 à la salle municipale. Quadrilles, ronds. Il est animé par Jean Louis Awenturino ou occasionnellement par Minicale. Contact: 04 95 62 74 70
Corte: L'association Ochju a Ochju va reprendre ses activités sous peu. Atelier de quadrille et danses corses, spectacles en costumes traditionnels. Contact: 04 95 46 30 36
Corte: L'atelier de l'association Volte e Gira a lieu les mardis à 21 h à la Maison du Temps Libre: quadrille + 1 à 2 fois par mois danses country. Contact: 04 95 46 01 12
et aussi:
L'atelier de flamenco de Cervione se réunit chez Pompon Albertini à San Giuliano. Contact: 04 95 38 00 66
Corse du Sud (2a)
Ajaccio: A Piazzetta tient son atelier les mercredis au centre U Borgu dans la rue Fesh. De 18 h à 19 h quadrille débutant, 19 h à 20 h quadrille niveau 3 à 5. 20 h à 21 h quadrille niveau 6 et plus, danse irlandaise. Contact: 04 95 25 63 33
Bastelicaccia: L'association Ballettu Strintu se réunit pour son atelier hebdomadaire au Liamu Gravunincu les vendredis à 21 h. Quadrilles, mazurkas, polkas, scottishs, cercles, ... Contact: 04 95 25 63 23
Porto Vecchio: Atelier de quadrille tous niveaux, tous les jeudis au collège de 18 à 20 h. L'atelier débute sur des figures de base accessibles à tous. Les figures plus ellaborées sont également travaillées sur la deuxième heure. Contact: 06 23 77 34 12
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sur le continent: Loufolk, un groupe de bal
Pour cette première édition, voici une interview de Loufolk, groupe de la Drôme que certains ont pu découvrir en Corse en avril dernier à la salle des fêtes de Biguglia. C'est Pascal qui a bien voulu se prêter au jeu.
écouter
Brigitte / A Riesciuta: Qu'est ce que Loufolk ?
Pascal / Loufolk: C'est une association créée pour répandre les musiques et danses traditionelles, et la bonne humeur.
B: Comment a-t-elle commencé ?
P: A l'origine, quelques amis se retrouvaient pour jouer de-ci de-là, entre nous. Un beau jour le monastère de Bonlieu nous demande si on veut bien faire un peu d'animation pour leur fête annuelle. On a joué un petit moment entre des tables, à la bonne franquette, avec plus de bonne humeur et d'enthousiasme que de qualité musicale.
Puis la demande s'est répétée, un "programme" un brin plus élaboré s'est mis en place, et petit à petit on en est venu à faire danser les gens. Il y avait de la demande. Anne (Peyremorte), a constitué l'association. Le nom a été choisi et Loufolk est né en 1986.
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B: Et d'où vient ce nom "Loufolk" ?
P:Il nous a fallu très longtemps pour le trouver. Plusieurs mois. On faisait des listes, on essayait des jeux de mots autour de "folk". De temps en temps, au hasard des rencontres, on débitait nos trouvailles et nos bétises, jusqu'au moment où quelqu'un a dit d'une proposition "C'est complètement loufoque". Il y a eu un déclic : loufoque, loufolque, Loufolk. On aurait dû s'arrêter à Loufolque, car trop de gens l'écrivent en deux mots comme une espèce de provençal pas loufoque du tout.
B: Pourtant, Loufolk n'est pas vraiment loufoque ?
P: On a bien essayé, mais ce n'est vraiment pas facile ! Dans les débuts, nous avions plein de bonnes idées... Comme par exemple de débarquer tous sur scène avec des gants de cuisine (en caoutchouc rose). Mais il y en avait toujours qui les avait oubliés, et on n'est jamais passé à l'acte. On a un peu essayé sur l'habillement. Pendant plusieurs années on a porté des chapeaux biscornu rapportés d'Inde par Damien et Yvette. On avait aussi fait des photos un peu loufoques pour servir d'arrière plan sur les affiches. Avec le temps, la recherche du loufoque est un peu passée. Mais méfiez-vous, on ne sait jamais ce qui peut arriver !
B: Loufolk a donc fêté ses 20 ans cette année. On a vu à Biguglia 3 générations de musiciens sur scène. C'est presque une affaire familiale? Ou tribale?
P: Ce n'est en tout cas pas trivial...
Au début, le groupe qui deviendrait Loufolk était fortement noyauté par la famille Peyremorte, bien entourée d'une poignée d'amis. La structure a beaucoup évolué. Certains sont partis, d'autre arrivés. En tout état de cause, Loufolk a été en moyenne composé d'une douzaine de personnes, ce qui permet de faire des bals même avec des absents. Un groupe à géométrie variable. Aujourd'hui la population de Loufolk s'étale des 74 ans de Cricri aux 13 ans de Quentin et couvre effectivement 3 générations.

B: Quels sont vos parcours musicaux repectifs ?
P: Au moment de la création du groupe seule Anne était dotée d'une formation musicale professionnelle. Tous les autres étaient amateurs, plus ou moins bien éclairés. Sont passés quelques un/unes avec des formation musicales au moins solide quand ce n'était pas professionnelles.
Mais personne n'avait vraiment une formation dans le domaine du Folk ou des musiques Traditionnelles. Pour les danses aussi, pas d'origine lointaines ou de traditions familiales. Je n'ai pas connaissance que quelqu'un se soit vraiment investi dans le folk avant le création de Loufolk.
Sauf peut-être Thierry Dumont qui a été le "catalyseur" : c'est avec lui qu'est arrivé le premier accordéon diatonique et les airs qui vont avec.
Puis nous avons fait des stages (musiques et/ou danses), sommes allés danser, et petit à petit nous sommes approprié ce domaine.
Personnellement, j'avais côtoyé des danses de Yougolavie plus de 10 ans avant la création du groupe. Autant dire qu'il n'en restait rien que nous ayons exploité. En 1982 je ne connaissais en tout et pour tout que deux danses (deux farandoles provençales), que je me souviens à voir joué lors de la première fête de la musique, sur le parvis de Notre Dame, sans penser alors que 10 ans plus tard nous aurions exploré un répertoire de plus de 150 morceaux !
B: Je crois que certains jouent également dans d'autres formations ?
P: Oui, actuellement quasiment tous les membres ont des activités de danse ou de musique dans d'autres groupes. Loufolk en pâtit un peu car il est difficile de conserver la même énergie sur plusieurs activités. Mais c'est aussi un moyen de se diversifier, de partager nos connaissances et d'en trouver de nouvelles.
C'est la base de la tradition orale.
B: Il y a aussi un autre personnage clé, ou plutôt plusieurs : Loufolk c'est toute une formule éprouvée pour animer la salle (du parquet de débutants aux danseurs folk qui écument les bals).
P: Depuis le tout début, Loufolk a toujours expliqué les danses. Nous savions à peine danser, notre public encore moins... C'était indispensable. Au fil du temps, l'expérience nous a permis d'apprendre à éviter les erreurs, de trouver la façon qui va bien, c'est devenu notre spécialité.
Et il faut vraiment remercier Anne, France, Sabine, Yvette et occasionnellement les autres, qui n'ont pas toujours eu -et n'ont pas encore- la part facile, entre les danseurs et les musiciens ! Et ce n'est pas toujours eux qu'on remarque le plus...
B: Avez-vous un répertoire de prédilection ?
P: Oui, le répertoire traditionnel. Cela ne nous empêche pas de jouer des morceaux de nos compositions, ou même parfois des airs plus récents. On essaye de faire les parts entre respecter les statuts : diffusion des musiques traditionnelles, rester indépendant de la SACEM, et malgré tout que chacun dans le groupe puisse se faire plaisir avec ses morceaux préférés.
La répartition géographique des musiques et danses va du Canada à Israël, de la Finlande au Cajuns, sans oublier quelques pays de l'est, l'Europe occidentale et les incontournables pays celtes, Bretons, ou Auvergnats.
Comme tout le monde, nous subissons et savourons l'engouement Celte -qui est très porteur pour les danses de groupe, les mixers- , mais nous avons le désir conserver un mélange, un répertoire varié.
Il y a beaucoup à piocher dans l'europe de l'est, l'amérique latine, peut être même au-delà, mais nos danses doivent rester à la portée du public (et des musiciens !).
B: Quels liens fais-tu entre les contredanses de votre carnet de bal et les quadrilles corses ?
P: La question m'étant posé personnellement, ma réponse n'engagera que moi, surtout que je suis plus musiqueux que danseur...
Je trouve que les quadrilles corses auxquels nous avons pu participer très proches des mixers de la culture celtique, du Canada aux Asturies en passant par la Grande Bretagne.
Les formations s'y retrouvent (quadrilles, groupes de couples), les passes aussi. La plus grosse différences est celle de la langue. La musique présente une bonne partie de similitude, mais entendre les appels en Corse, là au moins on est dépaysé. Pas toujours facile à suivre. Le Corse ne me donne pas l'impression d'être très facile...

B: Quelques souvenirs à partager de votre passage en Corse ?
P: En tout premier, l'accueil que nous avons eu, partout. On est pas près de l'oublier.
Et puis le paysage. Pour nous qui côtoyons l'ardèche, nous retrouvons un peu le même relief, avec une température plus clémente mais surtout la mer juste en face. A la place de la vallée du Rhone !
Et les polyphonies. Certains ont aimé plus que d'autres. Je me suis régalé. La soirée avec Barbara Furtuna fut un régal.
Que ne pas dire du bal de Biguglia ! Il a été un grand moment de sympathie où on a pu échanger directement sur scène avec vos groupes.
Pascal, je te remercie
Et moi aussi, ce fut un honneur.
Pour les conctacter : http://loufolk.free.fr
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